
✍️ Cet article a été rédigé par Finalli, notre partenaire du programme financement et expert du Crédit d’Impôt Innovation (CII).
Finalli accompagne les startups et PME dans la valorisation de leurs projets d’innovation grâce à une approche combinant outils digitaux performants et expertise humaine.
Chaque année, des milliers de PME innovantes laissent volontairement — ou plutôt involontairement — de l’argent sur la table. Beaucoup d’argent.
Le Crédit d’Impôt Innovation (CII) permet pourtant aux entreprises éligibles de récupérer en moyenne 35 000 euros par an, sous forme de crédit d’impôt, pour des projets qu’elles réalisent déjà au quotidien. Pas de subvention aléatoire, pas de concours à gagner, pas de dilution du capital : simplement un mécanisme fiscal prévu par l’État pour soutenir l’innovation des PME.
Et pourtant, on estime que chaque année près de 100 000 entreprises éligibles ne déclarent pas de CII.
C’est regrettable, car dans un contexte où la trésorerie est souvent sous tension et où chaque euro investi compte, ce dispositif peut faire la différence entre un projet repoussé ou accéléré, un recrutement différé ou validé, une innovation mise de côté ou réellement valorisée.
Alors pourquoi autant de PME passent-elles à côté du CII ?
La réponse n’a rien à voir avec un manque d’innovation. Elle tient plutôt à une série d’idées reçues, de freins psychologiques et de contraintes opérationnelles que nous rencontrons tous les jours sur le terrain.
Décryptage des 6 raisons principales qui expliquent pourquoi le CII reste encore largement sous-exploité par les PME françaises.
La première cause est sans surprise : la méconnaissance ! Si le Crédit d’Impôt Recherche (CIR), mis en place en 1983, est l’un des dispositifs les plus connus des dirigeants d’entreprises, son petit frère, le crédit d’impôt innovation, est loin d’être si populaire.
D’abord car il est apparu, beaucoup plus tard, en 2013. Ensuite, car contrairement au CIR, il ne concerne pas toutes les entreprises. En effet, le crédit d’impôt innovation est réservé aux PME. Enfin car, contrairement au CIR, il ne fait pas ou peu l’actualité dans les médias.
Résultat, beaucoup d’entreprises éligibles au dispositif ignorent tout simplement son existence. Un constat que l’on fait trop régulièrement chez FINALLI.
Un autre phénomène est également rencontré pour expliquer que des sociétés passent à côté du crédit d’impôt innovation : elles ne pensent tout simplement pas être innovantes.
Dans l’imaginaire collectif, l’innovation rime encore trop souvent avec recherche, brevets, technologies de rupture, deeptech…
Or, le CII ne cible pas l’innovation technologique, mais l’innovation de produit. Concrètement, une entreprise est éligible dès lors qu’elle conçoit ou améliore un produit, à destination du marché, qui présente :
Cela concerne des secteurs très variés : industrie, logiciel, agroalimentaire, design, électronique, objets connectés…
De nombreuses PME innovent sans le savoir, en adaptant leurs produits aux besoins clients, en développant des versions améliorées ou en lançant de nouvelles gammes.
La peur de s’engager dans une lourdeur administrative est également une source de démotivation des entreprises.
Le CII souffre d’une image héritée du CIR, souvent perçu comme compliqué, technique et chronophage. Pourtant, la réalité est bien différente.
Une déclaration CII repose sur quelques étapes clés :
Avec une méthodologie claire et des outils adaptés, la démarche est beaucoup plus accessible qu’on ne le pense. De plus, il est possible de se faire accompagner dans la démarche par une entreprise spécialisée (Hello FINALLI)
Le mot “crédit d’impôt” fait souvent peur. Beaucoup de dirigeants redoutent un contrôle fiscal qu’ils estiment risqué, intrusif ou chronophage.
Dans les faits, le contrôle CII est :
L’administration cherche avant tout à vérifier la cohérence entre le projet déclaré, les dépenses associées, et les critères d’éligibilité.
Lorsqu’un dossier est bien structuré, argumenté et documenté, les échanges se déroulent dans un cadre serein. Être accompagné permet en outre de sécuriser la déclaration, de préparer les réponses en amont et de dialoguer efficacement avec l’administration en cas de sollicitation.
Diriger une PME, c’est déjà jongler entre stratégie, opérationnel, RH, finances et développement commercial. Le CII passe souvent après le reste, par manque de bande passante.
Lorsqu’une entreprise se lance seule :
À l’inverse, avec un accompagnement structuré et outillé, le temps mobilisé en interne est drastiquement réduit. Les équipes se concentrent sur leur expertise métier, tandis que la méthodologie, la réalisation et la sécurisation du dossier sont prises en charge.
C’est souvent ce différentiel de temps qui fait la différence entre une entreprise qui déclare… et une autre qui reporte indéfiniment.
Dernier frein, et non des moindres : le coût.
Historiquement, l’accompagnement au CII était réalisé par des cabinets de conseil traditionnels, avec des honoraires élevés (souvent au pourcentage), une facturation peu lisible et des modèles peu adaptés aux startups/TPE/PME.
C’est précisément pour lever ce verrou que, chez FINALLI, nous avons développé un modèle phygital basé sur une plateforme SaaS (pour faciliter le montage des pièces) et des experts dédiés.
Grâce à la digitalisation, à l’automatisation de certaines étapes et à notre équipe d’experts, nous sommes en mesure de proposer :
Ce modèle nous a permis de devenir le leader de l’accompagnement des startups et PME sur les aides à l’innovation, avec plus de 800 clients actifs.
Le CII représente un levier financier puissant, capable de financer 20 % des dépenses d’innovation, sans dilution du capital. De quoi renforcer considérablement la trésorerie d’une entreprise.
Si 100 000 entreprises passent encore à côté, ce n’est pas par manque d’innovation, mais par manque d’information, de temps et de solutions adaptées.
La bonne nouvelle ? Ces freins ne sont pas une fatalité. Avec la bonne approche, le CII devient un outil simple, sécurisé et parfaitement adapté aux réalités des PME innovantes.